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64    Novembre 2018

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nos études, nos actions, nos métiers

Préparation du programme de travail de l’année 2019

Suite à une réunion du Bureau de l’ADU le 26 septembre dernier, l’ADU réunissait les représentants techniques de ses membres le 12 octobre afin de partager les priorités à inscrire au programme partenarial de l’année 2019. Celles-ci s’articuleront autour :

  • Des documents majeurs de planification en cours d’élaboration, au rang desquels le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET), les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT) Nord Doubs et du Doubs central, le Programme Local de l’Habitat (PLH) et le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) du Pays de Montbéliard ;
  • De la mise en œuvre de dispositifs phares pour le renouvellement urbain de l’agglomération concernant les quartiers d’intervention de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) d’une part, et dans le cadre du programme d’Action Cœur de Ville déployé sur Montbéliard d’autre part ;
  • De la consolidation de l’observation sur les thématiques du foncier, de la politique de la ville et des enjeux de la transition énergétique.

A l’approche des élections locales de 2020, la nécessité de préparer des outils  appropriés de communication auprès des nouvelles équipes d’élus sur le rôle et les savoir-faire de l’ADU, sera également une priorité de l’année 2019.

Par ailleurs, afin de préciser les contours du programme, il a été convenu de partager de façon plus approfondie, lors des prochaines réunions du comité technique, les résultats de travaux menés en 2018 concernant la mise en place d’un atlas des quartiers prioritaires de la politique de la ville ainsi que les éléments de connaissance du foncier capitalisés dans le cadre de la contribution de l’ADU au PLH.

Charles BERGOUNIOUX

Démolition des tours GAUGUIN : un horizon nouveau pour le quartier de la Petite Hollande

de gauche à droite : Charles DEMOUGE Président PMA, Marie-Noëlle BIGUINET Maire de Montbéliard, Benoît ZELLER Directeur opérationnel de l'ANRU, Christine BOUQUIN Présidente du Département du Doubs

de gauche à droite : Charles DEMOUGE Président PMA, Marie-Noëlle BIGUINET Maire de Montbéliard, Benoît ZELLER Directeur opérationnel de l'ANRU, Christine BOUQUIN Présidente du Département du Doubs

Le 4 octobre dernier, l’ADU a assisté à l’opération de démolition par grignotage des deux tours de sept et neuf étages situées 3 rue Gauguin à Montbéliard, dans le quartier de la Petite Hollande, construites en 1977.

Dans le cadre du programme de rénovation urbaine du Pays de Montbéliard, Habitat 25 a décidé de démolir ces deux immeubles constitués de 28 et 54 logements, soit 82 logements au total. Pour Habitat 25, c’est la dernière opération de démolition dans le cadre de l’ANRU sur le Pays de Montbéliard. Le bailleur évoque que 50% des logements étaient déjà inoccupés.

35 familles ont pu être relogées et accompagnées grâce au soutien de l’association Soliha dans le cadre d’une maîtrise d’œuvre sociale, afin de trouver une solution personnalisée et adaptée aux besoins de chaque famille. Sur les 36 familles, 18 sont restées sur le quartier.

« 80 % de l’ensemble des familles ont souhaité rester sur la ville de Montbéliard. »

D’un montant de près de 630 000 euros, cette opération de démolition a été financée par Habitat 25 à hauteur de 420 000 euros et par des subventions de l’ANRU et de PMA (un peu plus de 100 000 euros chacun).

Une étude est actuellement en cours pour trouver une nouvelle destination au site, un horizon nouveau pour cette zone pavillonnaire verte inscrite dans un cadre paysager remarquable et dotée de multiples perspectives urbaines.

Nathalie FERNANDEZ

NPNRU : dernière ligne droite avant le comité d’engagement

Suite à la réunion du Comité Technique Partenarial de l’ANRU le 4 juillet dernier, un Comité de Pilotage du NPNRU relatif aux quartiers de la Petite Hollande et des Graviers-Evoironnes s’est tenu le 4 octobre dernier réunissant les représentants de l’ANRU, la DDT ainsi que les acteurs locaux.

Monsieur Benoît ZELLER, nommé Directeur opérationnel de l’ANRU début 2018, a rappelé qu’au niveau national, la mission de l’ANRU est stabilisée avec un doublement de son budget et une volonté de contractualiser rapidement tout en maintenant les exigences de qualité.

Sur la Petite Hollande, deux niveaux de questions ont été relayées. Les premières concernaient la traduction sur le quartier des politiques communautaires relatives à la stratégie habitat et l’organisation des transports publics. Les secondes concernaient le projet urbain avec notamment l’articulation entre le cœur de quartier et la centralité des Hexagones ainsi que l’avancement du processus opérationnel sur la centralité.

Monsieur Zeller a ensuite évoqué le projet des Graviers-Evoironnes qui sera traité au niveau régional. Il a indiqué qu’un dialogue est en cours pour pouvoir compléter le financement de projets et en particulier les démolitions ainsi que les aménagements. La DDT passera en comité régional fin novembre et fera valoir les aspects qualitatifs du projet pour obtenir une majoration d’enveloppe.

Les acteurs locaux ont apporté de premiers éléments de réponses en séance et indiqué qu’une note circonstanciée sur l’ensemble de ces aspects serait transmise à la fin du mois d’octobre au Préfet du Doubs. En conséquence, l’ANRU a indiqué qu’un créneau pour le Comité d’Engagement est disponible le 7 décembre 2018.

Cathy KUHN

Commission SCoT du 18 octobre 2018

L’objectif de cette commission était de partager sur les principaux éléments du diagnostic actualisés du 1er projet de SCoT Nord Doubs (arrêté le 27 novembre 2017) et d’échanger sur les principales questions à aborder en ateliers thématiques.

La première série des 4 ateliers thématiques débutera courant novembre.

Une restitution croisée des résultats des travaux de ces ateliers thématiques fera l’objet d’une commission en janvier 2019.

Le 22 octobre 2018, était également organisée une séance collective de partage sur la 1ère version du projet de SCoT Nord Doubs arrêté, à destination principalement des élus inscrits aux ateliers thématiques pour y aborder le contenu et les enjeux du SCoT.

Cette rencontre a ainsi permis à la trentaine d'élus présents de disposer d'un même niveau de connaissance sur le projet de SCoT Nord Doubs arrêté.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site internet dédié au SCoT Nord Doubs. Vous pourrez disposer de nombreuses informations et consulter les documents relatifs au SCoT.

Raphaëlle DEMBOWIAK

Résultats statistiques du recensement de la population 2015 – Portraits intercommunaux et communaux

La publication des résultats statistiques du recensement 2015 de l’INSEE a permis à l’ADU de réaliser un portrait de Pays de Montbéliard Agglomération. Ainsi le territoire est représenté par une trentaine d’indicateurs sur les thèmes de la démographie, la socio-économie et le logement.

Il existe des portraits similaires sur le PETR du Doubs central, l'intercommunalité de Rahin et Cherimont et les 72 communes du Pays de Montbéliard dont l'accès est réservé à nos membres.

Cliquez ici pour accéder à l'ensemble des portraits intercommunaux et communaux

José PEREIRA

 

 

Faire vivre nos villes

Olivier RAZEMON

Olivier RAZEMON

L’ADU a participé le 22 octobre à la conférence organisée par la CCI du DOUBS qui accueillait le journaliste Olivier RAZEMON. Voyageur, reporter et observateur du monde d'aujourd'hui, il écrit de nombreux articles sur les transports, l'urbanisme et les modes de vie. Il est aussi l’auteur du livre intitulé « Comment la France a tué ses villes ».

Il nous a livré son constat issu de multiples ballades urbaines en France et en Europe, au cours desquelles il observe que les villes moyennes sont peu visibles, en effet elles souffrent entre autre, aujourd’hui du syndrome des vitrines vides, de la vacance commerciale.

« Nous payons le prix de l’étalement urbain, on modèle la ville en fonction de l’action commerciale», on assiste à une augmentation des surfaces commerciales de 4% par an. Il s’avère que ces extensions commerciales périphériques sont extrêmement coûteuses et que, paradoxalement, la périphérie crée moins d’emplois durables que les centres-villes. La désertification des centres-villes devient un sujet politique, et la question de rendre publiques les CDAC a été évoquée pour donner une plus grande transparence aux décisions prises notamment sur les extensions de surfaces commerciales en périphérie.

A cela vient s’ajouter la crise du logement avec en moyenne 10 à 15 % de logements vacants dans les centres des villes moyennes. Par ailleurs, les équipements publics souffrent aujourd’hui de délocalisations, exemple : l’hôpital de Montbéliard devenu une friche urbaine, qu’il paraît nécessaire de réinvestir rapidement.

Le dispositif « Action Cœur de ville » a lui aussi été évoqué et nous retenons la priorité essentielle à accorder à la revitalisation de nos centres mais également des QHPV (quartiers hors-politique de la ville) ainsi que des faubourgs souvent délaissés, pourtant ce sont de véritables lieux de vie sur lesquels nous devons investir notamment en termes de qualité des espaces publics. « Les élus ont de l’or entre les mains concernant la gestion de l’espace public, aujourd’hui il est facile d’agir et de modifier intelligemment ces espaces à moindre coût ».

Les transports publics semblent également sous-utilisés dans les villes moyennes (A Lyon 1 habitant utilise les transports publics au moins une fois par jour, alors que dans les villes dites moyennes on est à 1 à 2 fois par semaine). Ce sont là pourtant des clients extraordinaires, des consommateurs captifs que nous devons choyer ! Pour cela il faut aussi penser à l’importance du nommage des lieux (parkings, stations de bus…). Soulignons le fait de pouvoir venir en ville à pied, la notion d’accessibilité au centre est à prioriser, sans oublier la facilité d’accéder aux gares, les voyageurs sont eux aussi à choyer !

Enfin, la population étudiante (12 % à Montbéliard) représente une clientèle motrice pour nos villes, en termes de consommation mais aussi en termes d’image, nos étudiants d’aujourd’hui forment nos clients de demain…

Olivier RAZEMON note une vitalité plus forte dans d’autres villes européennes et suisses,  par conséquent, il préconise et  encourage le développement des ballades urbaines, des sentiers urbains pour explorer nos villes autrement, notamment pour les touristes, les cyclotouristes et les piétons afin de redécouvrir la richesse d’un patrimoine, notamment privé, souvent oublié et affirme que nous devons absolument identifier les ressources de nos villes !

Nathalie FERNANDEZ

Matinées de la transition énergétique dans le pôle métropolitain Nord Franche-Comté 25 octobre 2018

Conférence n°3 : Habitat et transition énergétique

de gauche à droite : David RASANDRATANA chercheur en droit privé CRJFC Université FC, Salomé BAKALOGLOU Doctorante en économie Université de Montpellier Chaire Economie du Climat et CSTB, Jean-Sébastien PAULUS Directeur général de Territoire Habitat 90, ML SCHNEIDER Conseillère au Conseil économique, social et Environnemental de la région Bourgogne Franche-Comté, Brice BRYON Président de Ananké, Brigite VU Experte en habitat auprès de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques et chercheuse en énergétique Laboratoire FEMTO-ST et François LANZETTA professeur en énergétique UFR-STGI Université de Franch-COmté Laboratoire FEMTO-ST

de gauche à droite : David RASANDRATANA chercheur en droit privé CRJFC Université FC, Salomé BAKALOGLOU Doctorante en économie Université de Montpellier Chaire Economie du Climat et CSTB, Jean-Sébastien PAULUS Directeur général de Territoire Habitat 90, ML SCHNEIDER Conseillère au Conseil économique, social et Environnemental de la région Bourgogne Franche-Comté, Brice BRYON Président de Ananké, Brigite VU Experte en habitat auprès de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques et chercheuse en énergétique Laboratoire FEMTO-ST et François LANZETTA professeur en énergétique UFR-STGI Université de Franch-COmté Laboratoire FEMTO-ST

L'ADU a participé à cette 3ème rencontre entre acteurs du monde socio-économique et universitaires pour aborder la question de l'habitat et de la transition énergétique.

L'occasion de dresser un état des lieux des réglementations françaises et européennes en matière d'efficacité énergétique et de bâtiment, puis d'illustrer l'importance des enjeux liés aux questions juridiques et à la compréhension des mécanismes économiques mis en oeuvre notamment dans le cadre des politiques énergie-climat qui sont au coeur du dispositif.

La question des enjeux autour de la trigénération (électricité, chaleur et froid) et de l'hydrogène a été abordée, en lien avec des réflexions portées dans la candidature du Nord Franche-Comté à l'appel à projet européen TIGA qui vise à améliorer la qualité de vie des habitants. Quelles solutions technologiques pour la société de 2050 ?  Nous tendons vers une transition de vie accompagnée d'une transition technologique ainsi qu'une acceptation vers des évolutions sociétales importantes. L'Europe a une action forte à jouer pour mettre en oeuvre des systèmes de cogénération.

Le témoignage de Territoire Habitat 90 a mis en avant l’opération de réhabilitation de 36 logements rue Faidherbe à Belfort visant l’étiquette énergétique A, un projet itératif et collaboratif qui vise à impliquer tous les acteurs. 

Enfin, les présentations académiques ont été suivies d’une table ronde réunissant l'ensemble des intervenants.

Les principaux rapports publiés par le CESER Bourgogne-Franche-Comté

Nathalie FERNANDEZ

Retour sur le club FNAU Cohésion sociale des 27 et 28 septembre 2018

L’ADU a participé au club « Cohésion sociale » de la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme qui s’est tenu les 27 et 28 septembre 2018 à Toulouse, avec pour thématique «  l’accroche des quartiers prioritaires de la politique de la ville aux dynamiques d’agglomération ».

La première journée visait à présenter la démarche d’intégration des quartiers de Toulouse Métropole. La mission « Vision à 15 ans » des quartiers, présentée par l’Agence d’Urbanisme de Toulouse, a permis de mettre en avant les difficultés des quartiers à se transformer et les conditions de réussite des projets. Ces éléments, valables sur la métropole de Toulouse, le sont également sur l’agglomération de Montbéliard. Parmi les conditions de réussite mentionnées figurent notamment la nécessité de co-construire le projet avec les promoteurs privés et d’être attentifs à la sortie d’opérations hors des quartiers qui viendraient nuire à l’attractivité des quartiers, déjà fragilisés par la concurrence de prix très faibles dans l’ancien. Toulouse Métropole a d’ailleurs mis en place un groupe de travail réunissant  les bailleurs et les promoteurs 2 fois par an afin d’échanger leurs bonnes pratiques et de déterminer ensemble les conditions de réussite des projets.

La seconde journée était consacrée aux travaux menés dans les différentes agences, en lien avec l’évaluation des contrats de ville et le suivi des objectifs ANRU et en présence de la CGET et de l’ANRU. L’image des quartiers et l’évolution de ces derniers ont notamment été des points abordés lors des présentations. On retiendra notamment les « focus group » menés par l’Agence de Grenoble : des temps d’échanges entre les différents professionnels des quartiers (éducation nationale, professionnels de la jeunesse, santé, action sociale…) permettant de discuter des évolutions des quartiers et d’identifier les atouts, faiblesses et enjeux majeurs. Ces lieux d’échange, existants sur l’ensemble des quartiers du Contrat de Ville, constituent une base de données importante pour l’évaluation du Contrat de Ville.

Eglantine HUE

agenda

Journée EDF "quels projets pour notre territoire autour des enjeux de transtion énergétique" ?

23 novembre 2018

Le livre du mois

Traits d'agences n°33 : de l'audace pour nos territoires#innovation#design

Sous la bannière des deux mots : innovation et design, la 39e rencontre des agences d’urbanisme questionne les ressorts de l’innovation -et notamment de l’innovation territoriale – et la manière dont celle-ci peut nourrir un terreau de l’épanouissement local et de l’attractivité, et créer un moteur de la résilience ou du rebond. La 39e rencontre interroge les facettes du design et comment aujourd’hui les expérimentations, processus, outils et controverses du design interpellent, percolent, diffusent dans les méthodes de conduite des projets territoriaux et viennent ressourcer les politiques publiques.

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Charles BERGOUNIOUX, Directeur de publication

Crédits photos ADU

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