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73    Novembre 2019

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nos études, nos actions, nos métiers

Les lignes directrices du programme de travail de l’ADU tracées pour 2020

Identifiés à partir des suites à donner aux travaux engagés depuis 2017 et en tenant compte des défis actuels du territoire, les objectifs du prochain programme de travail de l’ADU ont été définis par les membres du Bureau le 30 septembre dernier et partagés lors d’un comité technique des partenaires le 11 octobre.

La continuité de projets est à assurer en premier lieu concernant la planification (SRADDET, SCoT, PLU, …), certains projets urbains et d’aménagement, les dispositifs de contractualisation dans lesquels le territoire est engagé (NPNRU et ACV notamment) ainsi que la structuration de la connaissance sur les volets de la politique de la ville, du foncier ou de la transition énergétique. Au-delà de ces dossiers, de nouvelles pistes de réflexion doivent être vérifiées et structurées par l’Agence autour de la mise en œuvre et du partage d’orientations des documents cadres nouvellement établis, de la compréhension de l’évolution des mobilités dans le Nord Franche-Comté, de la santé ou encore du commerce.

L’ensemble de ces éléments viennent ainsi alimenter 5 directions principales à donner aux travaux de la prochaine période triennale qui seront à confirmer par l’Assemblée Générale en fonction des priorités de la nouvelle mandature :

  • L’observation des dynamiques territoriales et des mutations en cours, comme socle partenarial de l’activité de l’ADU ;
  • L’accompagnement des démarches de planification et de leur mise en œuvre ;
  • La contribution aux politiques publiques dans une perspective d’harmonisation, à partir notamment des différents tableaux de bord mis en place ;
  • L’émergence de projets locaux d’aménagement inscrits dans les enjeux de transition du territoire ;
  • L’animation du débat local et la coopération avec l’ensemble des acteurs du développement et de l’aménagement.

Par ailleurs, le Bureau de l’ADU a validé la réalisation d’un film promotionnel à tonalité humoristique ainsi que l’organisation d’une journée portes ouvertes mi-2020, afin de faciliter la découverte de l’Agence par les nouveaux élus.

Charles BERGOUNIOUX

Vers un plan ciblé de requalification de l’habitat dans le centre-ville de Montbéliard

Le 10 octobre dernier, le comité de projet Action Cœur de Ville de Montbéliard était axé principalement sur la problématique de l’habitat. Les différents dispositifs d’aide ou de financement mobilisables pour la réhabilitation de logements ont été partagés à cette occasion. Un focus plus précis sur l’étude pré-opérationnelle à la mise en place d’une OPAH-RU, confiée au cabinet CODRA, a été réalisé. Son diagnostic dresse un bilan de l’état de dégradation des immeubles du centre-ville, dont certains nécessitent des interventions lourdes. Monsieur le Sous-Préfet a insisté sur l’ambition du dispositif Action Cœur de Ville, qui doit permettre de porter des opérations globales de requalification allant au-delà de simples réhabilitations de logements.

Charles BERGOUNIOUX

Diagnostic Santé du Nord Franche-Comté

Le 25 octobre dernier s’est tenu un Comité Métropolitain. A cette occasion, l’ADU et l’AUTB ont présenté le diagnostic santé réalisé au cours du premier semestre.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Contrat Local de Santé, signé le 21 octobre 2019, l’objectif de ce diagnostic est de produire une connaissance de la démographie médicale sur le territoire du Pôle. La première partie de travail, sur les médecins généralistes, interroge la question de l’évolution du nombre de médecins généralistes, en baisse ces dix dernières années, et des départs en retraite à envisager. Plus que le nombre de médecins, leur lieu d’exercice pose également question. Le Nord Franche-Comté a connu ces dernières années des changements profonds dans le domaine de la santé. Une phase de réorganisation de l’offre hospitalière publique s’est traduite par l’ouverture d’un nouvel hôpital entre Belfort et Montbéliard et l’offre privée est en recomposition avec des fermetures, fusions, construction de cliniques. De façon globale, l’accessibilité aux soins est un véritable enjeu pour le Nord Franche-Comté, en particulier pour les territoires aux franges du Pôle Métropolitain.

Une deuxième partie, sur les médecins spécialistes, sera finalisée en fin d’année.

Eglantine HUE & Elisabeth SCMITT

Club FNAU Energie : « Prospectives énergétiques, où en est-on ? »

 

Les Agences d’urbanisme organisaient les 17 et 18 octobre dernier à Grenoble un Club énergie, dont la thématique était : « Prospectives énergétiques, où en est-on ? »

Différents acteurs ont pu alimenter cette problématique. Notamment, une représentante de la DREAL a pu faire le point sur les politiques ministérielles relatives à la transition énergétique (Stratégie nationale bas Carbone, Programmation pluriannuelle de l’énergie, etc.). Pour atteindre les objectifs à l’horizon de 2050, les chantiers à ouvrir, dans tous les secteurs (habitat, industrie, agriculture, déplacements…) sont colossaux. Les objectifs essentiels de la France pour 2050 sont de disposer d’une énergie totalement décarbonée (zéro émission de GES), de réduire fortement les émissions de GES dans tous les secteurs, et d’augmenter la capacité à stocker le carbone, notamment via la forêt.

Au-delà des questions d’approvisionnement énergétique, où des synergies sont à créer (voir à ce titre les travaux de l’agence d’urbanisme Flandres-Dunkerque sur une « toile territoriale énergétique »), les principales problématiques de la transition énergétique restent la mobilité et la rénovation thermique des logements. Sur ce dernier thème, si les freins pour le passage à l’action restent nombreux, les leviers sont facilement identifiés : connaissance précise et suivi des besoins, coordination, animation et structuration des acteurs.

Pour accompagner les collectivités, les agences d’urbanisme développent des analyses parfois très poussées. Ainsi à Nantes, l’AURAN a pu scénariser une trajectoire de passage de production de 7% d’énergies renouvelables à 50%. Pour atteindre un tel objectif, cette agence a identifié une quarantaine de chantiers d’action… à ouvrir idéalement de concert.

Dans tous les cas les agences convergent sur un point : pour concrétiser la transition énergétique, le levier reste la territorialisation des analyses : cibler des territoires, des équipements, des types d’habitat, et agir selon les caractéristiques précises de ces objets d’études. Notamment, l’enjeu de rénovation thermique des tissus pavillonnaires s’avère être une préoccupation commune à tous les territoires.

Aux côtés des acteurs publics, des acteurs privés s’engagent sur la transition : ainsi GRDF prévoit de décarboner totalement sa production de gaz dans les prochaines décennies. En Franche-Comté, cela signifie le développement important de la filière méthane par pyrogazéification.

Bruno MICHAUD

 

L’ADU intervient dans le réseau de la FNAU lors de l’interclub cohésion sociale et environnement

Le 11 octobre l’ADU a participé à un interclub relatif aux enjeux environnementaux dans les quartiers en renouvellement urbain. La matinée était consacrée aux démarches issues d’une vision globale du projet de renouvellement urbain (Label EcoQuartier, dispositif AEU2). Jean-Benoît CARIOU, chargé de mission Innovation et Transition Ecologique est intervenu pour rappeler les attendus de l’ANRU en la matière. Il a également présenté des quartiers en renouvellement urbain prenant en compte ces enjeux de transition écologique, de sobriété et d’économies d'énergie, d’efficacité énergétique, d’utilisation d’énergies renouvelables et plus globalement de résilience et d’adaptation au changement climatique.

Depuis cet été, un accord-cadre entre la FNAU et l’ANRU a été signé le 8 juillet dernier pour faciliter l’implication des agences dans les programmes de renouvellement urbain et permettent aux collectivités de mobiliser les agences selon 6 axes : AMO, réflexion prospective, expertise urbaine, participation citoyenne, suivi-évaluation et perception des habitants.

A l’échelle nationale, 47 QPV sont engagés dans une démarche écoquartier (environ 10% des écoquartiers) dont un seul en étape 4 : la Duchère à Lyon. Nicole Ponton, directrice d’étude à l’agence de Lyon a présenté un film sur la transformation de ce quartier. Ensuite Gaëlle Provot, chargée d’études aménagement à la Direction Développement et Prospectives Ville de Mantes-la-Jolie a  présenté un retour d’expérience du Val Fouré à Mantes la Jolie, quartier en étape 3.  

L’après-midi était consacrée à la présentation de travaux des agences sur des missions menées en vue de développer des actions dans des sites en renouvellement urbain.  L’ADU a présenté la démarche conduite sur le quartier des Graviers Evoironnes à Sochaux. En effet, le nouveau programme de renouvellement de ce quartier renouvellement de ce quartier allie étroitement cohésion sociale et environnement. Cette présentation a permis de montrer comment la prise en compte du risque d’inondation est devenue un support de projet pour améliorer globalement le cadre de vie et adapter le quartier au changement climatique. Ce projet s’est par ailleurs développé dans le cadre d’une démarche participative qui permet d’impliquer les habitants et de tenir compte de leur expertise d’usage.

Liens utiles :

ANRU

Carte interactive des écoquartiers

La Duchère, histoire d’une transformation

L'accompagnement de l’ADEME pour le renouvellement urbain :"des outils pour agir "plaquette 2016 et sur l’observatoire des bâtiments BPOS et basse consommation

Cathy KUHN

Pôle Régional d’Appui aux Territoires (PRAT) :  Deuxième rencontre consacrée à la gestion économe de l’espace  le 17 octobre 2019

La première rencontre (décembre 2018) avait permis d’identifier les enjeux d’une politique de gestion économe de l’espace.

Cette deuxième journée proposait de revenir sur les défis de la densité en milieu rural et semi-rural avec l’intervention de deux sociologues de l’Université de Bourgogne Franche-Comté : Hervé Marchal et Matthieu Gatineau.

Des exposés techniques sur la méthodologie d’identification des potentiels de densification et de mutation du foncier bâti ont complété les échanges de la matinée.

Les élus de la commune de Saint-Léger-sur-Dheune (71) qui accueillait l’évènement, ont ensuite présenté leur démarche de revitalisation du cœur du village mise en œuvre depuis plus de 15 ans.

Enfin, un retour d’expérience de la résidence d’architectes à Montbozon (70) sous l’égide de la Maison de l’Architecture de Franche Comté a montré comment l’expertise d’usage des habitants peut être intégrée dans les débats préalables aux projets d’aménagement. 

Les 4 agences d’urbanisme de la Région interviennent en appui de la production des références partagées durant la journée.

Isabelle GRIVART

Rencontre régionale des agences d'urbanisme Saône-Rhin-Rhône, 14 octobre 2019

photo AUTB

photo AUTB

photo ADU

photo ADU

Le réseau des agences d’urbanisme Saône-Rhin-Rhône (Mulhouse, Belfort, Montbéliard, Besançon, Sud Bourgogne) a organisé une rencontre le lundi 14 octobre 2019 à Belfort.
La matinée était consacrée à des échanges techniques autour d’études de cas sur le thème « les agences œuvrent aux transitions » et à la réaffirmation du partenariat régional.
La seconde partie de journée était organisée autour de trois visites guidées de découverte du territoire de Belfort (Vieille-Ville et patrimoine / L’espace médian du Nord Franche-Comté / Balade périurbaine dans le piémont vosgien).

Le livret programme 

Le manifeste des cinq agences

L'album photo de la journée

Nathalie FERNANDEZ

Matinées de la transition énergétique dans le pôle métropolitain Nord Franche-Comté : Filière forestière et énergie, 7 novembre 2019

Pour commencer, que recouvre le terme de « bois énergie » ?

Il est généralement employé pour désigner l’utilisation du bois à des fins énergétiques afin de créer de la chaleur, pour une chaudière individuelle par exemple. Dans certains cas, le bois énergie peut produire de l’électricité et chauffer l’eau, on parle alors de cogénération.

Et c’est bien de cogénération dont il était question ce jeudi 07 novembre lors d’une nouvelle édition des Matinées de  la Transition Energétique, organisées par l’UFR STGI dans les locaux de la CCI de Belfort. Le 1er intervenant, Vincent BERTRAND (Maître de conférences en économie), nous a expliqué qu’aujourd’hui, en Europe, 40% de la consommation électrique provient de centrales à charbon, et que le bois-énergie était encore loin d’atteindre les rendements du charbon.

La 2nde intervention, présentée par Sylvain CAURLA (ingénieur de recherche INRA en économie forestière), traitait de « La substitution carbone par le bois-énergie comme mesure d’atténuation : fronts de sciences et questions en suspens ». Pour résumer, au-delà des forêts qui jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique, via la séquestration de carbone dans leur biomasse, les produits bois participent également à l’atténuation via trois leviers :

  • La substitution matériau : la fabrication de produits bois étant généralement sobre en énergie, leur utilisation évite les émissions de gaz à effet de serre plus importantes lors de la fabrication de matériaux concurrents ;
  • La substitution énergétique : la combustion du bois produit de l’énergie qui peut remplacer les énergies fossiles plus émettrices ;
  • La séquestration du carbone dans les produits bois : les produits bois stockent le carbone jusqu’à leur décomposition.

Enfin, Christine LEBEL (maître de conférences en droit privé) a présenté quelques aspects de la forêt vue par le juriste.

Romain PRIOUX

Lost in transition, comment re-lier les territoires ?

40ème rencontre des agences d'urbanisme 6, 7 et 8 novembre 2019 - Ile de France

Jean ROTTNER, Président de la Fédération Nationale des agences d'urbanisme
photo FNAU

Jean ROTTNER, Président de la Fédération Nationale des agences d'urbanisme photo FNAU

L'Institut Paris Région et la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme co-organisaient les 6, 7 et 8 novembre dernier la 40ème rencontre nationale des Agences d’urbanisme. Les échanges ont porté essentiellement autour du phénomène de métropolisation, de l’opposition (discutable) qui peut en résulter entre « territoires gagnants » et territoires délaissés : ainsi la mise en lien des territoires, leurs interdépendances, ont été posées comme des enjeux forts des années à venir.

Au cœur de cette mise en lien, une problématique commune à tous les territoires : la transition (économique, écologique, sociale et écologique). Nombre d’ateliers de travail ont été organisés sur les différents aspects que pourrait prendre cette transition (métabolisme urbain, urbanisme sensible, logistique, résilience face aux risques, grandes infrastructures, etc).

Ces journées de rencontres ont aussi  été l’occasion pour Mme la Ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, de rappeler aux agences et à leurs partenaires, les orientations du gouvernement en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Compte-tenu du rôle important que devront prendre les villes dans la transition énergétique, de la nécessité qu’elles ont de se réinventer, d’atteindre les objectifs de neutralité carbone, et d’entretenir des liens de solidarité avec les territoires voisins, la ministre promeut activement un « nouveau modèle urbain ». Celui-ci consiste essentiellement à « grandir sans s’étendre ». Il devra intégrer les enjeux suivants :

  • de fortes économies en consommation d’espace (lutte contre l’artificialisation)
  • la reconquête des espaces perdus (friches, délaissés) et la réintégration des fonctions apportées par la nature en ville (alimentation, biodiversité, stockage de carbone, rafraichissement, bien-être…)
  • la rénovation thermique des bâtis
  • la montée en puissance des mobilités nouvelles (transports en communs, vélo électrique, ferroviaire)
  • l’enjeu agricole : circuits courts, proximité, qualité, avec notamment un objectif pour 2022 de disposer de 50 % de produits locaux dans la restauration collective.

Pour ce faire, l’Etat entend bien poursuivre son rôle d’accompagnement des territoires, via notamment les outils déjà existants tels que Contrats de transition écologique, TEPCV, Ecoquartiers, etc.

Ecouter la pleinière en podcast ici

Lire le dernier numéro de Traits d'Agences associé à la 40ème rencontre

Bruno MICHAUD

agenda

22 novembre 2019

Conseil d'agglomération de PMA : arrêt du projet de SCoT Nord Doubs

Livre du mois

La révolte du bigorneau

Mathilde Kempf & Armelle Lagadec - Un pavé dans la mare.- 352 p

La terre engloutie a obligé les humains et les êtres vivants en milieu aérien à muter pour s’adapter à une vie aquatique, emportant le monde du passé dans l’oubli. Un groupe d’adolescents découvre dans la zone interdite les traces d’anciennes civilisations avec leur lot de ronds-points, zones commerciales, lotissements pavillonnaires... Alors que des amitiés inédites se nouent, une baisse des eaux est annoncée. Vivre sur les terres émergées serait-il à nouveau possible ?
Inventions à tire-larigot, rêves de nouvelles vies et appétits de pouvoir sont au rendez-vous !

Plus d'infos ici

le chiffre du mois

4772

nouveaux arrivants sur l’intercommunalité en 2016

source : recensement de la population-migration résidentielle INSEE



Charles BERGOUNIOUX, Directeur de publication

Crédits photos ADU

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